Coordination des Forces pour la Démocratie et la République CFDR
Déclaration du 24 AOÛT 2009
La Coordination des Forces pour la Démocratie et la République s’est réunie ce jour 24 août 2009 à l’effet d’examiner les derniers développements de la situation politique nationale.
Il ressort de ses constats que malgré le désaveu cinglant infligé à l’entreprise anticonstitutionnelle de Tandja Mamadou par l’écrasante majorité du peuple nigérien, clairement exprimé à travers le boycott massif du scrutin du 04 août 2009, la Cour Constitutionnelle godillot a validé sans surprise les résultats du référendum anticonstitutionnel, se rendant ainsi complice du viol de la souveraineté populaire.
S’engouffrant davantage dans la voie sans issue qu’il a délibérément empruntée, Tandja Mamadou a donc promulgué sa Constitution « maison », parachevant ainsi son coup d’État contre le régime démocratique, et a reconduit l’équipe gouvernementale qui l’a aidé à commettre ce forfait. Cet état de fait corrobore, ainsi que le déclarait la CFDR le 02 août dernier, la Sixième République dont rêve Tandja n’est autre que celle du non-droit, de la dictature et de l’arbitraire.
Désormais, le pouvoir despotique en place, parce que sans légalité et sans légitimité, aussi bien au plan intérieur qu’au plan extérieur, ne pourra se maintenir que par la répression. Paradoxalement, cette répression qui le fait vivre contribuera, à n’en point douter, à le faire périr comme tous les régimes de même nature qui l’ont précédé.
La logique répressive du régime s’est clairement confirmée par la répression barbare qui s’est abattue sur les militants de la CFDR le 22 août dernier, répression qui s’est soldée par l’intoxication de milliers de manifestants au gaz lacrymogène, l’arrestation de plusieurs dizaines d’autres et leur détention dans des conditions inhumaines. C’est ainsi qu’à Niamey seize (16) camarades dont le député Soumana Sanda et le Secrétaire Général du FUSAD, Maman Wada, ont été interpellés alors qu’à Tahoua on enregistre quatorze (14) arrestations (dont une femme, la camarade Kouboura Rafiou), dix-sept (17) blessés et qu’à Tillabéri on enregistre onze (11) arrestations dont une femme (la camarade Nafissa Mahamadou). Ces arrestations viennent s’ajouter à celle de Marou Amadou, Président du FUSAD, porte parole du FDD.
Même les personnes les plus sceptiques ont fini par se convaincre que le Niger de Tandja Mamadou est celui des entraves à la libre expression et aux manifestations des organisations politiques et de la Société Civile, de la répression, de l’usage de la violence sauvage et gratuite et des traitements dégradants à l’endroit des citoyens nigériens.
Cette répression est le prolongement de celle exercée à la veille du simulacre de référendum du 04 août 2009, car le Niger vivait au quotidien l’intimidation, l’interpellation et les arrestations arbitraires des citoyens dont le seul crime est d’avoir exprimé leur fidélité aux lois de la République. C’est le lieu de rappeler l’arrestation des camarades de Dosso, toujours en prison, et de celle de Allassane Karfi détenu à Koutoukalé.
Au total, depuis le déclenchement du Tazartché, cent-cinquante (150) camarades ont été interpellés ou arrêtés. A la date du 24 août 2009 cinquante-quatre (54) camarades, répartis sur l’ensemble du territoire national, sont en prison ou dans les locaux de la police.
La CFDR réaffirme haut et fort qu’aucune violence, aucune répression, aucune intimidation, ne feront entrave à sa détermination à lutter contre le projet d’instauration d’une République bananière, une République timocratique, c'est-à-dire une République fondée sur l’amour de l’argent et, de manière générale, des affaires, une autocratie, et qui sait ?... une royauté ou un empire où seule compterait la voix du maître absolu.
La CFDR rappelle à ceux de nos compatriotes exerçant une quelconque parcelle de responsabilité politique, administrative ou judiciaire et que l’amour de la facilité et l’appât du gain ont momentanément aveuglés, ou qui cherchent à « obtenir leur part » en participant au projet d’instauration d’un État de non-droit pour satisfaire le bon vouloir du maître, qu’ils sont également sur une voie sans issue. Ils apprendront à leur dépens qu’en acceptant de se faire instrumentaliser ou en devenant les zélateurs du système, sacrifiant au passage la dignité du peuple nigérien, ils ne font qu’aggraver le moment fatal de leur rencontre inévitable avec le tribunal de l’Histoire.
La CFDR rappelle aussi que Tandja Mamadou est seul responsable des conséquences économiques et sociale des sanctions économiques et financières que les bailleurs de fond bilatéraux et multilatéraux annoncent déjà vouloir prendre suite çà la remise en cause de l’ordre démocratique par un homme qui a jusqu’ici bâti sa carrière sous les oripeaux du patriotisme.
La CFDR rappelle enfin qu’après avoir dissous l’Assemblée Nationale le 26 mai dernier, Monsieur Tandja avait l’obligation, conformément aux disposition de l’Article 49 de la Constitution, d’organiser les élections :législatives anticipées dans un délai de 45 à 90 jours. Ce délai arrive à expiration ce lundi 24 août 2009.
Aussi, la CFDR :
- réaffirme sa détermination à se battre contre le despotisme de Monsieur Tandja qui saura, tôt ou tard, qu’en s’engageant dans la voie que l’on sait, se trompe d’époque, de pays et de peuple ;
- réaffirme solennellement que seule la Constitution du 09 août 1999 est et demeure en vigueur au Niger ;
- dénonce la posture hypocritement patriotique de Monsieur Tandja dont la cupidité expose notre pays aux sanctions économiques et financières de la Communauté Internationale ;
- déclare la réhabilitation de fait, à compter de ce jour 24 août 2009, de l’Assemblée Nationale dissoute ;
- appelle le peuple nigérien à se mobiliser et à soutenir massivement la réinstallation du parlement;
- appelle tous ses militants et tous les patriotes à observer le mot d’ordre de grève lancé par l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) pour les 26, 27 et 28 août prochains
- exige la libération de tous les citoyens illégalement arrêtés sur toute l’étendue du territoire national.
Vive la CFDR
Vive la démocratie
Vive le Niger
Déclaration du 24 AOÛT 2009
La Coordination des Forces pour la Démocratie et la République s’est réunie ce jour 24 août 2009 à l’effet d’examiner les derniers développements de la situation politique nationale.
Il ressort de ses constats que malgré le désaveu cinglant infligé à l’entreprise anticonstitutionnelle de Tandja Mamadou par l’écrasante majorité du peuple nigérien, clairement exprimé à travers le boycott massif du scrutin du 04 août 2009, la Cour Constitutionnelle godillot a validé sans surprise les résultats du référendum anticonstitutionnel, se rendant ainsi complice du viol de la souveraineté populaire.
S’engouffrant davantage dans la voie sans issue qu’il a délibérément empruntée, Tandja Mamadou a donc promulgué sa Constitution « maison », parachevant ainsi son coup d’État contre le régime démocratique, et a reconduit l’équipe gouvernementale qui l’a aidé à commettre ce forfait. Cet état de fait corrobore, ainsi que le déclarait la CFDR le 02 août dernier, la Sixième République dont rêve Tandja n’est autre que celle du non-droit, de la dictature et de l’arbitraire.
Désormais, le pouvoir despotique en place, parce que sans légalité et sans légitimité, aussi bien au plan intérieur qu’au plan extérieur, ne pourra se maintenir que par la répression. Paradoxalement, cette répression qui le fait vivre contribuera, à n’en point douter, à le faire périr comme tous les régimes de même nature qui l’ont précédé.
La logique répressive du régime s’est clairement confirmée par la répression barbare qui s’est abattue sur les militants de la CFDR le 22 août dernier, répression qui s’est soldée par l’intoxication de milliers de manifestants au gaz lacrymogène, l’arrestation de plusieurs dizaines d’autres et leur détention dans des conditions inhumaines. C’est ainsi qu’à Niamey seize (16) camarades dont le député Soumana Sanda et le Secrétaire Général du FUSAD, Maman Wada, ont été interpellés alors qu’à Tahoua on enregistre quatorze (14) arrestations (dont une femme, la camarade Kouboura Rafiou), dix-sept (17) blessés et qu’à Tillabéri on enregistre onze (11) arrestations dont une femme (la camarade Nafissa Mahamadou). Ces arrestations viennent s’ajouter à celle de Marou Amadou, Président du FUSAD, porte parole du FDD.
Même les personnes les plus sceptiques ont fini par se convaincre que le Niger de Tandja Mamadou est celui des entraves à la libre expression et aux manifestations des organisations politiques et de la Société Civile, de la répression, de l’usage de la violence sauvage et gratuite et des traitements dégradants à l’endroit des citoyens nigériens.
Cette répression est le prolongement de celle exercée à la veille du simulacre de référendum du 04 août 2009, car le Niger vivait au quotidien l’intimidation, l’interpellation et les arrestations arbitraires des citoyens dont le seul crime est d’avoir exprimé leur fidélité aux lois de la République. C’est le lieu de rappeler l’arrestation des camarades de Dosso, toujours en prison, et de celle de Allassane Karfi détenu à Koutoukalé.
Au total, depuis le déclenchement du Tazartché, cent-cinquante (150) camarades ont été interpellés ou arrêtés. A la date du 24 août 2009 cinquante-quatre (54) camarades, répartis sur l’ensemble du territoire national, sont en prison ou dans les locaux de la police.
La CFDR réaffirme haut et fort qu’aucune violence, aucune répression, aucune intimidation, ne feront entrave à sa détermination à lutter contre le projet d’instauration d’une République bananière, une République timocratique, c'est-à-dire une République fondée sur l’amour de l’argent et, de manière générale, des affaires, une autocratie, et qui sait ?... une royauté ou un empire où seule compterait la voix du maître absolu.
La CFDR rappelle à ceux de nos compatriotes exerçant une quelconque parcelle de responsabilité politique, administrative ou judiciaire et que l’amour de la facilité et l’appât du gain ont momentanément aveuglés, ou qui cherchent à « obtenir leur part » en participant au projet d’instauration d’un État de non-droit pour satisfaire le bon vouloir du maître, qu’ils sont également sur une voie sans issue. Ils apprendront à leur dépens qu’en acceptant de se faire instrumentaliser ou en devenant les zélateurs du système, sacrifiant au passage la dignité du peuple nigérien, ils ne font qu’aggraver le moment fatal de leur rencontre inévitable avec le tribunal de l’Histoire.
La CFDR rappelle aussi que Tandja Mamadou est seul responsable des conséquences économiques et sociale des sanctions économiques et financières que les bailleurs de fond bilatéraux et multilatéraux annoncent déjà vouloir prendre suite çà la remise en cause de l’ordre démocratique par un homme qui a jusqu’ici bâti sa carrière sous les oripeaux du patriotisme.
La CFDR rappelle enfin qu’après avoir dissous l’Assemblée Nationale le 26 mai dernier, Monsieur Tandja avait l’obligation, conformément aux disposition de l’Article 49 de la Constitution, d’organiser les élections :législatives anticipées dans un délai de 45 à 90 jours. Ce délai arrive à expiration ce lundi 24 août 2009.
Aussi, la CFDR :
- réaffirme sa détermination à se battre contre le despotisme de Monsieur Tandja qui saura, tôt ou tard, qu’en s’engageant dans la voie que l’on sait, se trompe d’époque, de pays et de peuple ;
- réaffirme solennellement que seule la Constitution du 09 août 1999 est et demeure en vigueur au Niger ;
- dénonce la posture hypocritement patriotique de Monsieur Tandja dont la cupidité expose notre pays aux sanctions économiques et financières de la Communauté Internationale ;
- déclare la réhabilitation de fait, à compter de ce jour 24 août 2009, de l’Assemblée Nationale dissoute ;
- appelle le peuple nigérien à se mobiliser et à soutenir massivement la réinstallation du parlement;
- appelle tous ses militants et tous les patriotes à observer le mot d’ordre de grève lancé par l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) pour les 26, 27 et 28 août prochains
- exige la libération de tous les citoyens illégalement arrêtés sur toute l’étendue du territoire national.
Vive la CFDR
Vive la démocratie
Vive le Niger